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TPE, pourquoi intégrer un incubateur ?

De plus en plus de TPE, notamment dans le domaine des services, souhaitent intégrer un incubateur dès leurs débuts pour les accompagner dans le développement de leurs idées et de leur croissance. Pour les commerçants, artisans et les startups, quels sont les avantages d’une telle structure et comment réussir son intégration ?

L’incubateur, un partenaire de premier plan

Il existe de nombreuses solutions pour accompagner et conseiller un porteur de projet : les Chambres de Commerce, de région, de département, Pôle Emploi, les réseaux d’entrepreneurs… Mais peu d’entre eux ont une vision globale des projets et sont en capacité de conseiller une TPE sur tous les aspects de son développement. L’incubateur est quant à lui un partenaire 360°. Grâce aux différentes expertises et expériences de ses membres, qui sont souvent d’anciens entrepreneurs et des spécialistes dans leurs domaines, ils sont capables d’accompagner un porteur de projet sur tous ses besoins. Ainsi, la TPE profite d’un lieu unique pour être accompagnée, qu’elle ait besoin de lever des fonds, de trouver des subventions ou tout simplement, d’un premier local de travail.

Au-delà d’un accompagnement très pratique, l’incubateur permet aussi à la TPE de commencer à se confronter à son marché. En effet, elle peut, par exemple, tester son idée ou son produit auprès d’un public cible beaucoup plus facilement que si elle évoluait seule. Il est ainsi plus aisé de rectifier le tir si besoin et ainsi, de se lancer avec plus de confiance et de sécurité.

Comment entrer dans un incubateur ?

Il convient tout d’abord de faire le point sur ses besoins, car la structure d’accompagnement sera différente si les besoins d’une TPE sont essentiellement financiers ou si elle a plutôt des enjeux d’innovation ou de communication. Choisir l’incubateur qui correspond aux différents aspects d’un projet est le premier pas vers une bonne intégration. Le site mon-incubateur.com recense tous les incubateurs français par région et selon le type de structure.

A noter, il existe de nombreux incubateurs dont tous n’ont pas le même cadre juridique ni les mêmes propositions d’accompagnement. Exemple concret : les incubateurs peuvent être indépendants, appartenir à une structure gouvernementale comme les Chambres de Commerce ou faire partie de grands groupes. Ces derniers ont l’avantage d’apporter un savoir-faire pratique et d’offrir des possibilités de partenariats plus rapides.

Lorsque l’incubateur visé est identifié, il ne faut pas hésiter à prendre contact, visiter les locaux et rencontrer les membres et les équipes pour s’assurer que ce choix est cohérent.

Chose faite, la plupart des incubateurs demandent une candidature en bonne et due forme avant d’intégrer une TPE. Celle-ci se compose la plupart du temps :

  • d’une présentation du projet qui peut être sous forme de pitch (retrouvez notre vidéo pour connaître tous les secrets d’un bon pitch sur l’Energie Mag),
  • d’une ébauche de business plan pour évaluer la viabilité du projet.

Des incubateurs pour les TPE de services, mais pas que !

Lorsqu’on pense incubateur, on pense surtout à l’accompagnement des startups et TPE servicielles. Pourtant, de plus en plus d’incubateurs s’adressent aux métiers de l’artisanat et offrent des accompagnements sur-mesure pour les menuisiers, les artisans d’art ou encore les petites industries textiles. À l’image de l’incubateur parisien Métropole 19, dédié aux créateurs de projets artisanaux ou industriels qui souhaiteraient profiter de la dynamique territoriale ou encore l’incubateur ICI Montreuil, pour encourager les projets français d’artisanat et de création. Citons aussi Le Raffut, un incubateur créé pour l’artisanat d’art.

L’incubateur ENGIE Innovation, au service des projets énergétiques de demain

ENGIE initie de façon régulière des appels à projets ou des appels à participation pour répondre à des besoins métier ou terrain dans ses domaines d'activité stratégiques. Un jury d'experts sélectionne les TPE qui bénéficieront alors d'un accompagnement du groupe ENGIE et d'une mise en avant de leurs solutions innovantes. Ainsi, ENGIE accompagne le développement d’innovation dans des domaines aussi variés que l’écomobilité, les Smart Cities, la prévention des risques ou encore le stockage d’énergie.

FOCUS SUR les différentes structures d’accompagnement des TPE

Si les incubateurs sont beaucoup cités, certains projets bénéficient aussi de l’accompagnement de structures appelées des “accélérateurs”. Quelles sont les différences entre les deux ? Le premier s’adresse en particulier aux entreprises nouvellement créées. Il apporte un cadre protecteur en offrant par exemple un lieu où travailler, échanger avec d’autres porteurs de projets et un renfort en compétence, notamment dans les domaines de l’administratif, des finances et de la visibilité. L’objectif est de créer un écosystème bienveillant le temps de mettre au point une innovation et de faire complètement éclore une idée de business. L’accélérateur s’adresse plutôt à des TPE qui ont déjà éprouvé leur idée, mais qui ont besoin d’un coup de pouce pour accélérer leur développement et conquérir de nouveaux marchés. Ainsi, l'accélérateur propose le plus souvent un accompagnement sur les sujets de recrutement, d’enjeux commerciaux, de plan de communication ou encore d'internationalisation.