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Consommation énergétique : les bons réflexes de la rentrée

L’automne arrive et avec lui, le redémarrage des chaudières. Une bonne occasion de faire un petit check-up de son installation énergétique pour reprendre son activité sereinement. 

Réflexe 1 : faire vérifier son installation électrique

Outre le respect des obligations réglementaires, réaliser ces vérifications permet de s’assurer de la sécurité et de la fiabilité de ses équipements et d’anticiper les éventuels risques professionnels pour protéger ses collaborateurs, ses clients et son local professionnel.

La réglementation impose aux TPE employant du personnel et accueillant du public de faire vérifier leurs installations électriques par un organisme accrédité. Les TPE sont classifiées comme établissement recevant du public (ERP) de 5ème catégorie. Les obligations sont dictées par l’Article PE4 du règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux ERP.

Concrètement, il s’agit de :

  • faire vérifier les systèmes de détection automatique d'incendie, les installations de désenfumage et les installations électriques,
  • souscrire un contrat annuel d'entretien des systèmes de détection automatique d'incendie,
  • procéder, ou faire procéder chaque année, par des techniciens compétents, aux opérations d'entretien et de vérification des installations et des équipements techniques (chauffage, éclairage, installations électriques, appareils de cuisson, circuits d'extraction de l'air vicié, des buées et des graisses des grandes cuisines, des offices de remise en température et des îlots, ascenseurs, moyens de secours, etc.).

Il ne faut pas négliger les radiateurs ! Ceux-ci doivent être régulièrement nettoyés et purgés pour ceux qui fonctionnent à l’eau.

Réflexe 2 : faire réviser ou changer sa chaudière

Un mauvais entretien, associé à un manque d’aération du local de stockage de la chaudière peut entraîner une intoxication au monoxyde de carbone. Selon la quantité et la durée d’exposition, ce gaz inodore et incolore peut causer de graves malaises, voire entraîner la mort. Assurer la pérennité de l’installation de chauffage et limiter la survenue de pannes est également l’un des objectifs de la révision d’une chaudière. À cela s’ajoute le fait de se prémunir d’un point de vue légal. En effet, un entretien annuel par un professionnel chauffagiste non effectué peut conduire à un refus de prise en charge par l’assurance en cas d’accident.

Si une chaudière a plus de 15 ans, il peut-être temps d’envisager l'installation d’un nouvel équipement.

Acquérir un équipement plus performant et plus économique peut amener à gagner en moyenne 20% sur le rendement annuel de la chaudière, soit 20 % d'économies d'énergie !

Et ce chiffre dépend aussi de l’équipement choisi :

  • chaudière basse température : 15 % d'économies d'énergie,
  • chaudière à condensation : 25 % d'économies d'énergie,
  • chaudière gaz condensation et panneaux solaires : 35 % d'économie d'énergie.

Réflexe 3 : optimiser son isolation

Une bonne isolation de sa toiture permet de réaliser jusqu’à 30% d’économie. Pour une sous-toiture, tout dépend de l’épaisseur des chevrons. S’ils mesurent au moins 18 cm, rien de plus simple : il suffit d’intercaler de la laine de verre ou minérale entre eux – ou complétez s’il y en avait déjà 6 cm. S’ils sont moins épais, il est possible de les renforcer jusqu’à l’épaisseur voulue, ou de remplir l’espace disponible avec de la laine isolante moins épaisse et recouvrir le tout de panneaux de polystyrène, ou de polyuréthane.

Du côté des murs, une bonne isolation peut permettre de gagner 20% sur sa facture de chauffage. Un professionnel pourra sonder les murs pour vérifier leur isolation et proposer les travaux les plus adéquats.

Réflexe 4 : contrôler son aération

La ventilation et l’aération des lieux de travail jouent un rôle essentiel pour limiter la concentration de l'ensemble des polluants dans l'air ambiant des lieux de travail et le temps d'exposition. L’objectif est d’éviter des conséquences néfastes sur la santé des collaborateurs. Ventilation et aération des lieux de travail doivent ainsi être régulièrement contrôlées.

Il existe différents moyens d'aération des lieux de travail à pollution non spécifique :

  • La ventilation naturelle : l'aération se fait exclusivement par des ouvrants extérieurs (ouverture de fenêtres, ou autres ouvertures donnant directement sur l'extérieur).
  • La ventilation mécanique : l'aération est réalisée par des dispositifs de ventilation mécanique, ces dispositifs permettent d'assurer en permanence des débits d'air neuf minimaux par occupant

Réflexe 5 : envisager un audit énergétique

Réaliser un audit énergétique peut dans certains cas permettre de réaliser 20 à 30 % d’économie sur sa facture et d’améliorer les performances énergétiques de ses locaux. Il est recommandé de s’appuyer sur des prestataires qualifiés, de préférence “reconnus garants de l’environnement”, qui est une reconnaissance accordée par les pouvoirs publics et l'ADEME à des professionnels du secteur du bâtiment et des énergies renouvelables engagés dans une démarche de qualité. Une liste de structures qualifiées, par département, est consultable sur l’annuaire de l’OPQIBI (L’Organisme de Qualification de l’Ingénierie).