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Le recrutement d’apprentis : un atout pour les TPE !

Lorsqu’une TPE se développe, la question du recrutement peut rapidement se poser. Notamment du côté des artisans pour qui il n’est pas toujours simple de recruter un profil disposant du savoir-faire adéquat. Et si la solution se trouvait dans l’apprentissage ? On vous dit tout sur le recrutement des apprentis et les aides dédiées.

Temps de lecture : 3 min. 30

Les avantages du recrutement d’apprentis pour les TPE

  • Une offre de formation adaptée aux besoins de toutes les entreprises : bâtiment, commerce, hôtellerie-restauration, coiffure et esthétique sont les secteurs traditionnels de l’apprentissage. Mais il se développe également dans d’autres secteurs : des fonctions administratives ou commerciales dans les TPE du bâtiment, de l’industrie, de l’assurance ou des startups.

 

  • de jeunes collaborateurs immédiatement opérationnels : la formation en apprentissage est professionnalisante. C’est-à-dire qu’en plus d’un enseignement théorique, les apprentis bénéficient d’une expérience pratique et adaptée aux enjeux réels des TPE. L’apprentissage forme sur l’ensemble des diplômes et titres inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles ce qui inclut CAP, Bac pro, BTS et jusqu’aux diplômes d’ingénieur.

 

  • des collaborateurs formés à la culture d’entreprise et aux besoins de la TPE accueillante : en étant formés par un collaborateur d’expérience, les apprentis acquièrent aussi les codes et le savoir-faire de l’entreprise où ils travaillent.

 

  • un coût salarial moins élevé : grâce aux aides accordées aux TPE accueillantes, ces dernières peuvent profiter du savoir-faire de collaborateurs à des coûts leur permettant de développer en parallèle de nouveaux projets tout en étant plus productives.

Comment recruter son premier apprenti ?

Pour son recrutement d’apprentis, le chef d’une très petite entreprise peut suivre 4 étapes très simples :

 

  1. Pour établir le profil de son futur apprenti ou transmettre son annonce de poste, l’employeur prend contact avec le centre de formation d’apprentis (CFA). Il peut aussi se rapprocher de  sa chambre consulaire : chambre de commerce et d’industrie / chambre des métiers et de l’artisanat / chambre d’agriculture. Autre solution : faire appel à Pôle emploi, aux universités locales ou au rectorat de l’enseignement supérieur en se connectant au portail de l’alternance pour déposer son annonce.
  2. L’employeur sélectionne son candidat et il convoque le candidat retenu.
  3. L’employeur établit le contrat et le signe avec l’apprenti (et ses parents s’il est mineur).
  4. Il fait signer le contrat par le CFA et en demande l’enregistrement auprès de la chambre consulaire

 

En Île-de-France, il est aussi possible de se rapprocher de sa CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), qui facilite toutes les démarches liées à l’apprentissage grâce à son réseau de Point A, notamment grâce au dispositif Bourse de l’Alternance, qui met en relation les CV des futurs apprentis et les offres des entrepreneurs recruteurs.

Quelles sont les aides à l’apprentissage pour les TPE ?

Différentes aides sont prévues pour les employeurs qui embauchent des apprentis. Et bonnes nouvelles : toutes ces aides sont cumulables !

  • l’exonération de cotisations sociales,
  • la prime régionale à l’apprentissage,
  • le crédit d’impôt,
  • l’aide au recrutement d’un travailleur handicapé,
  • la déduction de la créance “bonus alternant”.

Pour en savoir plus sur ces aides, rendez-vous sur la page dédiée du Service Public.

Il existe également une aide créée spécialement pour les TPE : l’Aide TPE Jeunes Apprentis. Elle permet à une entreprise de moins de 11 salariés qui recrute un apprenti mineur de moins de 18 ans de bénéficier d'une aide forfaitaire de 1 100 € versée chaque trimestre, soit 4 400 € pendant la première année du contrat. Pour en profiter, c’est très simple. Une fois le contrat d'apprentissage enregistré par la chambre consulaire, l'employeur peut valider en ligne sa demande d'aide pré-remplie. Celle-ci est ensuite télétransmise par l'État à l'Agence de services et de paiement (ASP) qui assure le paiement de l'aide.

Une fois l'aide obtenue, l'employeur doit ensuite saisir en ligne les attestations de présence justifiant l'exécution du contrat au moyen du téléservice Sylaé. Pour cela, il doit se créer un compte sur le portail SYLAé. Il est consacré à la gestion en ligne, par l'employeur, des informations relatives à ses contrats aidés, comme le CUI (contrat unique d'insertion), ou l'EAV (accès à la qualification des jeunes sans emploi âgés de 16 à 25 ans non qualifiés ou peu qualifiés).

TPE, vous avez maintenant toutes les clefs pour vous lancer dans le recrutement d’un apprenti !

FOCUS sur l’apprentissage en chiffres

En France en 2018, l’apprentissage représente :

  • 420 000 apprentis,
  • 7% des jeunes de 16 à 25 ans,
  • 2 723 CFA
  • 55,4% dans les TPE