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Le Reverse Mentoring au service de la productivité des petits professionnels

Augmenter sa productivité grâce aux connaissances de ses collègues, c’est possible ! Présentation du Reverse Mentoring, qui apportent de nombreux bénéfices pour les TPE.

Qu’est-ce que le Reverse Mentoring ?

Le Reverse Mentoring est une nouvelle technique d’apprentissage collaborative qui permet aux jeunes d’apporter leur savoir et leur savoir-faire aux seniors.  Il concerne en particulier le digital, comme l’utilisation de plateformes de vente en ligne ou les réseaux sociaux par exemple, avec lesquels les collaborateurs avec plus d’expérience peuvent être moins familiers. D’abord développé dans les grands groupes, le Reverse Mentoring est aujourd’hui de plus en plus pratiqué dans les TPE où il rapproche les différentes générations.

Quels sont les avantages du Reverse Mentoring ?

Si faire travailler toutes les générations ensemble au sein d’une même entreprise est un vrai challenge, c’est aussi un bénéfice énorme avec de nombreux avantages tels que :

  • augmenter sa productivité grâce au savoir qui se partage et qui permet aux collaborateurs d’aller sur de nouveaux terrains beaucoup plus rapidement et facilement,
  • créer du lien social entre les membres d’une équipe,
  • bénéficier d’un nouveau regard sur le fonctionnement d’une TPE : celui d’un collaborateur moins expérimenté, mais avec un oeil potentiellement plus neuf.

Comment mettre en place du Reverse Mentoring au sein de sa TPE

Le Reverse Mentoring est très simple à mettre en place :

  • Commencer par faire le point sur les besoins en connaissances des collaborateurs seniors : réseaux sociaux, gestion d’un site Internet, création d’une newsletter ou encore d’un fichier client en ligne,
  • Identifier les binômes qui peuvent fonctionner : en tenant compte des besoins, de la personnalité et des affinités de chacun.
  • Coacher les jeunes mentors : maîtriser c’est bien, mais les enseigner demande patience et pédagogie.
  • Définir les règles du jeu : prévoyez un cadre et temps bien défini pour le Reverse Mentoring au sein de la TPE
  • Faire le point : il est très important de faire un bilan pour savoir si cette démarche a été un succès et une bonne expérience à renouveler pour le mentor et le mentoré.

Quelques exemples inspirants de Reverse Mentoring

Au sein du réseau féminin Professional Women’s Network, 20 jeunes femmes accompagnent 20 seniors membres, pour leur apprendre à maîtriser les réseaux sociaux et à mieux utiliser les codes du digital.

Plus proche du monde des TPE, Marie, chocolatière, ne parvenait pas à digitaliser sa TPE. Karim, jeune apprenti, l’a aidé à développer son activité sur Internet : “Il m’a aidée à créer un site en ligne où les clients peuvent facilement nous passer commande. Auparavant, je traitais toutes les commandes par téléphone et je perdais un temps fou. Grâce à Karim, j’ai gagné en productivité et j’ai pris confiance en moi pour me lancer sur Internet.

Même son de cloche chez Gérard, restaurateur : “ Une de mes apprenties a vécu en Asie où elle a beaucoup cuisiné avec des produits exotiques. Depuis qu’elle est là, on ose utiliser du yuzu par exemple, qu’on ne connaissait pas avant. Elle a appris à notre chef et à notre second à bien l’utiliser et nos plats se sont enrichis.

A noter que si le Reverse Mentoring est plutôt utilisé dans le digital, rien n’empêche de l’expérimenter sur des tâches plus manuelles comme les nouvelles techniques de menuiserie ou de céramique, apprises à l’école par les apprentis. Alors prêt pour l’aventure du Reverse Mentoring ?

FOCUS sur l’histoire du Reverse Mentoring

En 1999, Jack Welch, alors CEO de General Electric, demande à l’un de ses jeunes collaborateurs de lui apprendre à se servir d’Internet. Le résultat fut si concluant qu’il invita 500 de ses cadres dirigeants à en faire autant. Grâce à cette opération de Reverse Mentoring, Jack Welch est même devenu aujourd’hui, à 83 ans, l’un des hommes d’affaires les plus actifs sur Twitter, avec plus d’1,3 million d’abonnés. Après l’expérience menée chez General Electric, le Reverse Mentoring s’est développé au début des années 2000 dans la plupart des grands groupes américains : Dell, Procter & Gamble, Time-Warner, etc. Mais c’est en 2002 que le terme se démocratise, grâce à un article du journaliste Samuel Greengard intitulé “Moving forward with reverse mentoring”*.