Aller au contenu principal
  1. Engie Pro
  2. Actualités
  3. Energie Mag - L'esprit d'entreprendre
  4. Votre business
  5. TPE : des alternatives au financement bancaire

TPE : des alternatives au financement bancaire

Banque en ligne, financement participatif, paiement mobile, gestion de l’épargne… Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives au financement bancaire qui peu à peu, font leur place auprès des TPE.

Quelles sont les alternatives au financement bancaire ?

Parmi les différentes alternatives au financement par les banques pour les TPE, certaines sont très populaires. Citons notamment :

  • le crowdfunding : en français “financement participatif”, le crowdfunding permet de mettre en relation des porteurs de projets entrepreneuriaux avec des particuliers souhaitant financer un projet, en contrepartie de gratifications.
  • le leasing : loin de ne concerner que l’automobile, le leasing est un mode d’acquisition sous forme d’une location qui s’applique à des types d’investissements très variés : équipements industriels, matériel informatique… Il a l’avantage de libérer rapidement de la marge pour l’injecter dans le développement de la TPE, ce qui le rend très compétitif par rapport aux autres sources de financement
  • les fintechs : l’expression FinTech provient des termes « finance » et « technologie » : elle désigne une entité qui utilise la technologie pour repenser les services financiers et bancaires. Leur but est de rendre la finance plus simple et plus accessible, en proposant des services de meilleure qualité et moins coûteux. Les fintechs se présentent comme des néo-banques, qui proposent généralement un service 100% digital, sans agence. Sont aussi appelées “fintechs” les entités qui proposent des services financiers aux entreprises, comme le transfert de devises en ligne ou l'affacturage dématérialisé. Le crowdfunding fait partie des fintechs, mais s’en démarque peu à peu, son fonctionnement étant très spécifique.

Quels sont les avantages du financement alternatif ?

  • La rapidité d’obtention du financement : le dossier d’emprunt se monte facilement. Les informations exigées par la plupart des établissements spécialisés dans ce type de financement sont en effet en nombre restreint et simples. On peut citer entre autres la durée, le montant de prêt ainsi que le numéro SIREN pour les entreprises par exemple.
  • L’indépendance vis-à-vis des banques : il est par exemple possible de s’affranchir des contreparties demandées par les banques comme la domiciliation bancaire ou autres services divers.
  • Les garanties non obligatoires : les conditions d’octroi sont allégées. L’absence de garantie facilite la tâche du requérant dans ce type de démarche par une réduction notable du coût global de l’emprunt.
  • L’absence de pénalités pour remboursement anticipé : le crowdlending (une sous-catégorie du concept plus large de financement participatif) offre par exemple la possibilité de rembourser son crédit à tout moment sans pénalités, ce qui n’est pas forcément le cas avec les crédits bancaires.

Les fintechs peuvent-elles remplacer les banques pour les TPE ?

Plus récent et encore confidentiel, le recours aux fintechs commence à se développer, notamment chez les TPE. Depuis leur apparition en 2015, on voit d’ailleurs de plus en plus de ces néo-banques se développer et s’adresser particulièrement aux TPE. Pour Alexandre Prot, fondateur et patron de Qonto, une de ces fintechs, ce phénomène est une réponse naturelle au délaissement des banques envers les TPE : “Face à l’émergence des banques en ligne, puis des néo-banques, les banques traditionnelles se sont focalisées sur la clientèle des particuliers, mais ont laissé de côté les petites entreprises”.

Avec des services sur-mesure comme un compte courant avec IBAN ; des paiements par carte illimités et sans commission ; une ouverture de compte 100 % en ligne, en quelques minutes, 24h/24 et 7/7, et des moyens de paiement expédiés en quelques jours ; une gestion également 100 % en ligne, avec l’accent mis sur le mobile. Certaines fintechs proposent également des partenariats avec des services de comptabilité pour une offre globale qui peut séduire les porteurs de projets avides d’agilité. Tant d’avantages qui selon les acteurs du secteur, répondent aux besoins de réactivité et d’accompagnement des TPE.

L’autre argument des fintechs est leurs tarifs. Alexandre Prot estime en effet que Qonto coûte “au moins deux fois moins cher” qu’une banque traditionnelle, avec ses packages allant de 9 euros HT par mois, pour un travailleur individuel, à 299 euros pour une PME.

Pour autant, les fintechs ne sont pas la solution parfaite pour les TPE même si elles y travaillent. Ainsi, il y a par exemple des limites sur les encaissements de chèques pour nombre de ces néo-banques. Pour un.e artisan ou un.e commerçant.e, difficile de refuser d’être payé par chèque à cause d’une limitation d’encaissement.

Un nouvel outil inspiré des fintech pour faciliter les demandes de crédits

La banque reste pour le moment un interlocuteur privilégié pour le financement des TPE. Pour autant, il n’est pas toujours aisé pour un porteur de projet d’effectuer toutes les démarches de demande de crédit. Pour répondre aux besoins des TPE, l'Ordre des experts-comptables et la Fédération bancaire française viennent de lancer la plateforme "Dispositif Crédit 50K€" pour faciliter les demandes de financement des TPE. Concrètement, l’entrepreneur de TPE doit mandater son comptable pour faire une demande par le biais de la plateforme Conseil Sup' Network sur laquelle il pourra remplir une demande de financement auprès de trois banques - partenaires de l'Ordre - maximum. Cette solution de mise en concurrence des banques permet de renforcer les chances d'obtention d'un financement. Un prêt de Bpifrance pour financer des éléments immatériels est également cumulable au dispositif.

Et vous, comment financez-vous les projets de votre TPE ?

FOCUS sur les fintechs

  • 1362 : le nombre de fintech dans le monde fin 2015, dans 54 pays différents
  • 234 : le nombre de fintech françaises exerçant une activité financière régulée sous différents statuts (ACPR, Banque de France)
  • 49,7 milliards d'euros : l'investissement total dans les fintech entre 2010 et 2015 (source : Accenture)
  • 4,4 milliards d'euros : l’investissement Fintech en Europe entre 2010 et 2015 (source : Accenture)
  • 214 millions d’euros : le montant des levées de fonds pour les fintech françaises en 2016 pour 26 opérations (source : KPMG – The Pulse of Fintech – 4e trimestre 2016)