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L’autoconsommation : aussi rentable au Nord qu’au Sud de la France ?

L’autoconsommation séduit de plus en plus de professionnels qui peuvent ainsi bénéficier de l’énergie qu’ils produisent et la consommer localement. Ecoresponsable, l’énergie issue de l’autoconsommation est par exemple produite à partir des panneaux photovoltaïques donc du solaire. Beaucoup considèrent que vivre dans une région peu ensoleillée rend l’autoconsommation d’énergie compliquée. Energie Mag vous prouve par A + B qu’il n’en est rien.

L’autoconsommation dans le Nord est possible et rentable

Le Sud de la France est sans surprise plus favorisé en matière d’ensoleillement que le Nord. En effet, on considère que le pourtour méditerranéen bénéficie en moyenne de 30% de soleil annuel en plus qu’une ville comme Lille. Pourtant, l’ensoleillement au Nord permet amplement de mettre en place un système d’autoconsommation rentable et efficace. Il suffit de prendre en compte le taux d’ensoleillement dans le dimensionnement du projet d’autoconsommation ainsi que dans la durée d’amortissement du projet. Les pays scandinaves ou encore l’Allemagne, qui plébiscitent ces systèmes, témoignent chaque année que cela est possible et que c’est économique. Berlin est d’ailleurs l’une des villes dont le parc photovoltaïque est le plus important d’Europe.

Concrètement, les régions situées dans le Sud de la France auront besoin de moins de panneaux pour produire de l’énergie et profiteront de pics d’ensoleillement plus réguliers. Les régions du Nord devront quant à elles compenser leur plus faible ensoleillement en installant plus de panneaux et en allongeant la durée d’amortissement.

La bonne idée : coupler l’autoconsommation avec installations plus performantes

En effet, il est possible de travailler dans un bâtiment à énergie passive. Leur spécificité est de très peu consommer d’énergie, notamment grâce à leur isolation et leur système de ventilation. L'approvisionnement en air frais est assuré par une VMC (ventilation mécanique contrôlée) à double flux, avec un récupérateur de chaleur (la chaleur contenue dans l'air rejeté est récupérée), voire un préchauffage de l'air extérieur (l'air capté par la ventilation est préchauffé à son entrée dans la maison).

Grâce à ces dispositifs, le local peut n'utiliser que les apports solaires et métaboliques (chaleur dégagée par les occupants et par les machines) pour assurer une chaleur confortable à l'intérieur. Parallèlement, les apports solaires sont exploités au maximum (on parle alors de « conception bioclimatique »), tant pour la lumière que pour le chauffage.

Des offres dédiées… Quelle que soit la région !

En termes d’autoconsommation, 3 possibilités s’offrent aux producteurs d’énergie :

  • l’autoconsommation photovoltaïque totale ou partielle, sans revente de surplus

Elle consiste à consommer l’ensemble de la production d’énergie sans injecter le surplus dans le réseau classique.

  • l’autoconsommation photovoltaïque totale ou partielle, avec revente de surplus

Elle consiste à consommer partiellement la production d’énergie avec un renvoi possible de la production non utilisée au réseau contre rémunération prédéfinie par la convention effectuée avec le fournisseur d’énergie.

  • l’autoconsommation photovoltaïque avec stockage d’énergie

Elle consiste à consommer une partie de la production d’énergie et de stocker celle qui n’est pas consommée immédiatement dans une batterie solaire pour l’utiliser ultérieurement.

FOCUS SUR l’autoconsommation

L’autoconsommation énergétique désigne le fait de consommer l’électricité que l’on produit à son domicile, par exemple l’électricité générée par ses panneaux solaires. Si l’usager possède un système de production électrique chez lui, il peut utiliser une partie ou la totalité de l’électricité produite pour répondre aux besoins en électricité de son habitat ou de son entreprise. Pour en savoir plus sur l’autoconsommation, consultez notre article sur l'Énergie Mag.