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Transports, emballage, assurance : optimiser ses coûts logistiques

Bien souvent, les petites entreprises qui se destinent à l’export, imaginent que les coûts logistiques sont absolument incompressibles. Elles n’exportent que des quantités modestes, et n’envisagent pas de négocier facilement avec les intermédiaires, se croyant en position de faiblesse. Si les coûts des transports peuvent être négociés, l’emballage, le stockage ou encore l’assurance constituent également des leviers d’économie dans le cadre d’une activité d’export.
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Le transport et la logistique : 5 à 10% des charges pour les PME industrielles

De manière générale, le coût du transport pour les PME industrielles exportatrices, est de l’ordre de 5% à 10% du budget total, selon le site spécialisé www.daf-mag.fr.

La grande majorité des petites entreprises exportatrices optent naturellement pour le transport routier. Ces frais de transports sont sujets à de fortes évolutions, les opérateurs ont en effet tendance à renégocier fréquemment les contrats –, en fonction des inflexions économiques (taxes, coût de l’essence, etc.)

Si vous optez pour le transport routier, il est recommandé de toujours négocier ces tarifs. Cependant, des solutions alternatives peuvent répondre au besoin notamment dans le cas de l’exportation de petites quantités, et éviter un acheminement par les routes.

C’est ce qu’estime le co-fondateur et associé de la société de « transport consulting » BP2R, dans un entretien pour le site spécialisé daf-mag, « envoyer des colis plutôt que des palettes, optimiser les fréquences de livraison, […] cette alternative permet de réaliser jusqu’à 10% d’économies. Et ce de manière pérenne, à la différence des tarifs.»

Quel opérateur privilégier ? Les leçons de Rungis

Si des livraisons plus « individualisées » et des flux au cas par cas peuvent être pertinent pour les TPE-PME les plus modestes, certaines sociétés ont besoin d’exporter à flux tendu. Dans ce cas, il faut absolument essayer de négocier les tarifs et, surtout, savoir choisir l’opérateur qui vous correspond le mieux. Qui mieux que le marché international de Rungis, avec 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an en moyenne et 10% de son activité tournée vers l’export, pour donner l’exemple en matière d’importation et d’exportation à l’international.

Quels sont les meilleurs opérateurs de transport, leurs atouts et leurs faiblesses ?

Le numéro 1 : le transport routier

Atouts : Economique, grand nombre d’acteurs (fort pouvoir de négociation même pour les TPE), forte traçabilité, possibilité d’un flux « sur mesure », facilité pour le transport de denrées périssables à température contrôlée

Faiblesses : Moins efficace que les autres modes de transport sur les grandes distances

Economique mais plus lent : le transport maritime

Atouts : Très économique pour les quantités moyennes à grandes, très réactif sur les grandes distances internationales. Existence de cargos spécialisés pour les denrées et produits exigeants une température contrôlée

Faiblesses : Délais plus longs, transports groupés diminuant la flexibilité

Longues distances et grandes quantités : le transport ferroviaire

Atouts : Rentable sur les longues distances continentales, plus rapide que les autres modes de transport sur les longues distances

Faiblesses : Rentable essentiellement sur les grandes quantités, peu utilisé sur les faibles distances, plus onéreux que les deux modes précédents

Onéreux mais efficace : le transport aérien

Atouts : Rentable sur les longues distances internationales, forte possibilité de négocier car secteur en plein essor (émergence de nouveaux opérateurs), mode de transport par excellence pour les produits à durée de vie très courte nécessitant une pérennité de la chaîne du froid

Faiblesses : Rentable uniquement sur les grandes quantités, peu utilisé sur les faibles distances, opérateur le plus cher

Les petits plus : emballage, assurance, externalisation

Afin de réaliser des économies substantielles sur la logistique, il faut accepter de remettre légèrement en cause son organisation.et agir sur les postes qui influent indirectement sur la chaîne logistique..

Voici les trois postes clés à savoir reconsidérer :

1. L’emballage

Dans de nombreux cas, l’emballage peut être grandement optimisé par les TPE-PME tournées vers l’export. Colis trop grands, emballages fragile, emballages séparés sans coordination avec la chaîne d’exportation, etc. Christian Hoüel, de la société Cosma Experts, estime ainsi que « en agissant sur le type d’emballage et la chaîne d’emballage, on peut générer de belles économies, de l’ordre de 15 à 25%. »

2. L’assurance

Les PME ont tendance à surévaluer leurs besoins en assurance pour  le stockage et le transport des produits, et à payer des frais importants. Faîtes jouer la concurrence, et optez pour des experts indépendants ou spécialisés qui pourront proposer des tarifs spécifiques à vos besoins.

3. L’externalisation de l’activité logistique ?

Lorsqu’on parle de logistique, les TPE-PME ont souvent le réflexe de déléguer les transports. Pour l’emballage et la gestion des commandes, les petites structures ont tendance à gérer ces tâches en interne, alors que des sociétés extérieures peuvent les prendre en charge !

En effet, externaliser peut permettre de mutualiser les coûts de stockage ou de préparation des commandes avec d’autres PME auprès d’un prestataire extérieur par exemple.

N’hésitez pas à considérer toutes les options, la logistique ne s’arrête pas au transport, même pour les petites structures.