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Pourquoi la révolution énergétique passe (aussi) par le gaz ?

Isabelle Kocher, Directeur Général chez ENGIE, prend la parole sur LinkedIn. Retrouvez sa cinquième tribune, parue le 19 septembre 2017 à l'occasion du Congrès du Gaz !

Désormais, dans tous les débats organisés sur l’avenir du système énergétique, l’ensemble des acteurs en présence s’accordent pour affirmer qu’un système énergétique largement renouvelable est souhaitable et accessible à l’horizon 2050.

Pourtant ces débats rassemblent des acteurs extrêmement divers : majors pétrolières, entreprises nucléaires, entreprises actives dans les énergies renouvelables, experts tels ceux de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), ministres de l’énergie, ou encore organisations non gouvernementale en pointe sur la défense de l’environnement. Ayant moi-même participé à de nombreux débats de ce genre au cours de l’année écoulée (Davos, CERA Week etc.), j’ai été frappée à chaque fois par la grande unanimité qui régnait sur cette question.

Pourtant, si les acteurs sont unanimes sur la destination, les voies à emprunter pour y parvenir sont encore largement floues.

Les défis sont nombreux, pour lesquels les réponses sont encore loin d’être évidentes:

Comment minimiser l’impact économique et social de la transition énergétique ?

Comment éviter que les infrastructures existantes ou celles construites dans les premières années de la transition se transforment en actifs échoués (stranded assets) pour les collectivités et les gestionnaires, ce qui aurait un coût significatif pour chacun d'entre nous ?

Comment pallier l’intermittence des énergies renouvelables ? Et bien d'autres encore.

A chacun de ces défis, les acteurs énergétiques prétendent apporter des solutions très différentes.

Pour ma part, je suis convaincue que la viabilité de la transition énergétique repose aussi sur une source d’énergie essentielle : le gaz.

Gaz naturel aujourd’hui, gaz vert demain. Cette conviction est confortée par les scénarios élaborés par les experts sur la transition énergétique ou les changements de stratégie en cours dans le secteur de l’énergie.

Comme le rappelle le Financial Times dans un article paru début septembre ‘Big oil bets on a dash for gas’, «les entreprises qui voyaient auparavant dans le gaz naturel le parent pauvre de ‘l’or noir’ misent à présent sur le gaz pour garantir leur avenir dans un monde en voie de décarbonisation».

Cela peut paraître surprenant dans la mesure où le gaz fait encore aujourd’hui partie des énergies fossiles.

Cependant plusieurs arguments permettent de considérer le gaz naturel comme la clé de voûte de la révolution énergétique. Gaz naturel aujourd’hui, qui s’avère être le meilleur complément aux énergies renouvelables intermittentes et le meilleur substitut aux énergies polluantes ; gaz vert dans une deuxième étape, étape que nous travaillons à rendre technologiquement et économiquement accessible, car elle est la condition sine qua non d’un système énergétique 100 % renouvelable. […]

> Retrouvez l’ensemble de la tribune d’Isabelle Kocher sur LinkedIn

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