Pour la Saint-Valentin, si on réchauffait le cœur des amoureux ?

6 min de lecture Mis à jour le 27/01/2026
Mis à jour le 27/01/2026 6 min de lecture

En 2025, près de deux Français sur trois ont célébré la Saint-Valentin au restaurant. Et ces « couples » disposaient d’un budget plutôt élevé : plus d’un tiers ont dépensé entre 50 et 100 € par personne. Pour les restaurateurs, il est donc pertinent de prévoir une animation spéciale. Nous vous donnons quelques idées pour vous préparer au mieux, évidemment liées à la sobriété énergétique et à un éclairage chaleureux !

C’est au XIVᵉ siècle, en Angleterre, qu’on voit apparaître clairement l’association du 14 février à l’amour et aux échanges de billets doux. Si cette histoire semble oubliée, la Saint-Valentin s’est imposée dans l’imaginaire collectif comme une parenthèse enchantée entre deux amoureux. En tant que restaurateurs, votre rôle, si vous l’acceptez, est de fournir le meilleur cadre possible à une « soirée exceptionnelle ».

Faire battre les cœurs, pas l’empreinte environnementale !

 

Le soir de la Saint-Valentin, vos clients attendent des produits d’exception et un service aux petits soins. Si certains optent pour le gastro (foie gras, homard, volaille fermière, etc.), d’autres seront plutôt « bistrot ». Pour ces derniers, c’est l’occasion de faire preuve d’originalité pour nommer les plats : burger maison à partager, magret de canard “sauce rouge passion”, suprême de poulet “cœur tendre”, spaghettis “enlacés”, cœur coulant au chocolat ou crème brûlée “à deux cuillères”.

Au-delà du choix des mets, il pourrait être intéressant d’agir sur l’empreinte énergétique du repas. Et, bien sûr, de le mettre en avant auprès de vos convives. Ainsi, privilégiez les cuissons douces ou brèves (poché, snacké, basse température maîtrisée) plutôt que les cuissons longues qui monopolisent vos fours et plaques pendant des heures. Autre piste : orientez votre carte vers des produits locaux et de saison qui limitent les transports et réduisent l’empreinte carbone globale du menu

Communiquez sur votre amour pour la planète en rendant votre engagement visible sur le menu à travers une petite icône du type « Faible empreinte énergie » à côté de certains plats.

Décor et confort : le « moins » est l’ami du mieux !

 

Créer une ambiance chaleureuse ne doit pas passer par une surconsommation d’électricité. Au contraire, la Saint-Valentin est l’occasion idéale de miser sur tout ce qui ne consomme rien ou presque. Les tentures et rideaux vont adoucir la lumière et limiter les courants d’air. Saviez vous que, dans un bâtiment peu isolé, ces infiltrations d’air peuvent représenter jusqu’à un tiers des pertes de chaleur et donc alourdir d’autant la consommation de chauffage.

Côté son, inutile de multiplier les enceintes : une diffusion maîtrisée, à volume modéré, crée une ambiance sonore agréable sans pousser les clients à hausser la voix ni le personnel à couvrir le bruit ambiant.

Sur l’éclairage en mode Saint-Valentin, pensez aux photophores et bougies (voire les bougies LED rechargeables) pour une lumière intime.

L’éclairage : tamiser pour économiser

 

Justement, l’éclairage ! C’est un poste clé aussi bien pour l’ambiance que… pour la facture d'énergie. Le 14 février, la solution gagnante consiste à baisser l’intensité générale de la salle pour installer une atmosphère feutrée, tout en renforçant les lumières de table avec des lampes LED à intensité réglable ou des bougies LED.

Comment économiser de l'énergie ? 
Vous remplacez les ampoules halogènes par des LED dimmables, ce qui vous permet de réaliser des économies jusqu’à 80–90 % ;
Vous éteignez ou limitez l’éclairage des zones peu utilisées comme le coin bar fermé ou l’arrière-salle non exploitée ;
Vous évitez les gadgets lumineux énergivores comme les vieilles guirlandes ou les projecteurs décoratifs tournant.
 

 

En résumé, vous allez créer un cadre plus romantique tout en réduisant votre consommation électrique.

Comment chauffer son restaurant sans surconsommer ?

 

En février, la tentation est grande de pousser le chauffage pour que personne n’ait froid. Cependant, entre le monde en salle, la chaleur dégagée par la cuisine et les (éventuels) effets du vin ou de la passion, il est fréquent que les clients aient… trop chaud. Là encore, viser juste profite à tous :

  • Vous anticipez la montée en température naturelle de la salle et baissez le thermostat avant le coup de feu ;
  • Vous limitez les ouvertures de porte prolongées en installant un sas ou un rideau thermique ;
  • Vous concentrez le chauffage sur les zones réellement occupées ;
  • Vous prévoyez quelques plaids propres pour les tables proches des portes ou fenêtres.

L’idée n’est pas de rogner sur le confort, mais d’éviter la surconsommation liée à quelques degrés de trop

Une idée originale : le menu “Basse consommation, Haute séduction”

 

Essayons d’aller encore plus loin ! Nous vous mettons au défi de créer un menu spécial Saint-Valentin « Basse consommation, Haute séduction ! » Le concept : un repas plaisir et gourmand mais dont l’empreinte énergétique reste limitée.

A quoi pourrait-il ressembler ?

 

  • En entrée, vous optez pour des produits crus ou juste marinés (tartare de poisson, carpaccio de légumes, ceviche…), ou pour des cuissons très courtes pour les poissons et volailles.
  • En plat, vous misez sur des recettes qui mutualisent le four ou les plaques (une même basse température pour plusieurs pièces de viande, un accompagnement unique pour plusieurs plats, gratins ou légumes rôtis préparés en une seule fournée).
  • Côté dessert, privilégiez les préparations froides ou à cuisson unique comme la mousse, le tiramisu, la panna cotta, les fruits rôtis servis froids, etc.

Au final, vous conservez un vrai menu de fête, mais avec moins de temps de chauffe, moins d’ouverture de four et moins de consommation !

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Réchauffer les cœurs pour la Saint valentin